Les Mantras, sons sacrés pour s’éveiller et pour créer (formulations)

Les mantras sont des outils prisés dans le Bouddhisme, l’Hindouisme, le Shintoïsme et même l’Islam où ils sont appelés « Zikrs ».  Il s’agit de voyelles ou consones, de syllabes, de  mots ou de phrases d’une portée spirituelle élevée et dont les effets sur l’homme sont variés. Le facteur clé du mantra est la répétition de ce dernier afin de favoriser son encrage en nous, autour de nous ou même à des lieux précis. En tant que prière, le mantra est une technique de dévotion et de demande de grâce au Divin Maître dans ces aspects et incarnations les plus diverses (action de grâce ou demande de bénédiction, de protection, de fortune, de richesse, de soutien dans diverses préoccupations de la vie courante, etc.). 

Mais en tant que technique d’éveil de la conscience, le mantra quelque soit sa forme est un outil de déblocage, de reprogrammation du psychisme humain. 

Nous proposons dans le point ci-dessous, un texte de Gabrielle CARMI, extrait des archives de notre académie et qui propose une explication du mantra. 

 

Mantras, ouverture vers la compréhension 

 

« Lors des dernières réunions, je me suis aperçue qu’en récitant certains mantras, particulièrement les mantras chiffrés, ou ceux qui ne sont pas formés de phrases courantes, plusieurs d’entre vous ne semblaient pas en comprendre la portée, récitaient en hésitant comme s’ils ne les avaient jamais lus. Aussi, le résultat a été nul dans l’astral.

« Ces mantras ont été créés par des initiés et adoptés par d’autres êtres depuis des temps très reculés et cela dans toutes les parties du monde. Et pourquoi ? A cause de leurs vertus vibratoires… il faut admettre le travail des Anciens ; nous ne pouvons pas nous amuser à reconstituer le nombre de vibrations d’un son, d’une lettre ou d’une couleur.

« Je crois que pour mieux comprendre les mantras, il est bon de donner une définition de l’ésotérisme puisqu’ils en constituent une base profonde.

« L’ésotérisme est une manière de voir plus profondément les choses sacrées. Il permet de comprendre la vérité intérieure. L’ésotérisme peut être objectif ou subjectif ou encore métaphysique, selon comment on l’interprète et suivant les évènements. On pourrait dire qu’il se rapporte à trois mondes : le monde matériel qui correspond au corps, le monde psychique qui correspond à l’âme, le monde spirituel qui correspond à l’esprit. L’ésotérisme entraîne l’homme à la recherche de la science de la nature, de la science physique, et de la science du corps. Pour la science de l’esprit, il entraîne l’homme à la recherche de la métaphysique, principe qui forme et qui sauve. Pour la science de l’âme, il entraîne l’homme à la recherche de la psychologie. Les trois états correspondants sont :

Pour le corps : intuition sensible.

Pour l’esprit : intuition transcendante, l’intellect.

Pour l’âme : le complexe psycho-mental de la raison et de l’imagination.

« Un mantra est un véhicule d’énergie vibratoire. Ses vibrations sont créatrices de formes qui agissent sur le visible et l’invisible.

« Il est le son ou la combinaison de sons, symbolisée par des lettres ayant chacune une valeur vibratoire et énergétique qui permet d’exprimer la révélation de la Déité à la conscience de celui qui l’exprime. Il est la projection de la puissance créatrice de la conscience transcendante. C’est une formule sacrée qui est à la fois le manifesté et le non-manifesté.

« Le mantra se sert de la Tradition qui est la transmission d’un ensemble de moyens consacrés qui facilitent la prise de conscience. Il se sert aussi des symboles consacrés qui transforment un ensemble d’idées en mode total et non analytique.

« Le symbole, mystérieux et révélateur, voile au profane les Vérités sacrées. Il a des effets physiologiques, psychiques et spirituels. Il a son rythme et son geste. Les ondes de sa vibration se propagent au-delà du corps physique dans la forme psychique qui amène aux plans supérieurs.

« Le mantra obéit à un symbolisme des nombres en rapport avec la Divinité par la résonnance de ses syllabes magiques. Il doit être récité, psalmodié ou chanté suivant le cas, dans un rituel spécial. Si ses mots, ses lettres, n’appartiennent pas à notre langue, il ne faut pas les traduire car le mantra perdrait toute efficacité. Mots, signes, nombres, gestes, graphismes apportent une action, un rite à chaque mantra.

« Certains êtres, initiés sur le plan subtil, en transmettant un mantra lui donneront force et pouvoir.

Chaque être, ayant sa vibration propre, en répétant un mantra en commun apporte sa force personnelle qui renforcera la vibration collective.

« Si on réalise le rôle du mantra, on comprendra sa signification et la force énergétique qu’il dégage.

Le mantra est une forme d’initiation, de transmission d’une influence spirituelle. Notre “Moi”, ou notre individualité, n’est qu’un aspect transitoire de notre “Soi” qui en est le principe descendant. L’Unicité du “Soi” engobe dans son universelle totalité les divers aspects de notre “Moi”. Il faut dire aussi que le rythme cosmique transmis par le mantra se répercute dans la vie des humains.

« Il faut expliquer le mantra car les hommes redoutent ce qu’ils ne comprennent pas.

« Saint-Jean parle du pouvoir créateur de la parole des hommes, de la vertu des paroles, de l’influence du rythme. La vertu magique des mots est restée secrète aux yeux du public et n’a été révélée qu’à certains initiés. L’Egypte considérait le Nom comme ayant une grande puissance, les Israelites aussi. Ils ne prononcent pas le nom de Jehova qui n’est dit qu’au Temple une fois par le Grand Rabin. Ce nom a été remplacé par Seigneur ou Adonaï. Quand nous évoquons le Nom Divin, nous avons une prise de conscience de l’absolu.

« Dans l’évangile de Saint-Jean, écrit en syriaque aranéen, on lit : « Le Principe est la Parole, le Verbe ». On retrouve cette citation un peu partout dans le monde, grec, étrusque d’Italie, etc. L’Eglise syriaque attribue une valeur liturgique  à chaque lettre, une fonctionnalité Divine, une signification hiératique. Les lettres ou les noms saintement prononcés projettent leurs vies dans l’autre vie, celle des mondes qui nous entourent.

« Dès le commencement de son Evangile Saint-Jean explique en langue syriaque, langue kabbalistique, à propos des 22 lettres hébraïques que le processus alphabétique représente le monde de la gloire Divine et que le processus cosmique représente le monde des cieux astraux… l’univers invisible s’exprime à travers le visible.

« L’antiquité patriarcale avait un sens scientifique des 22 lettres numérales, sens très caché, secret, qui a servi de prototype à tous les alphabets qui ont des signes védiques et des lettres sanscrites. Ces lettres sont morphologiques. Elles sont aussi prototypes de signes zodiacaux et planétaires.

« Les “Nombres” ont une importance capitale car chacun représente la Loi qui formule la pensée. Chacun a sa forme, son rythme et sa vibration. Chacun a trois sens : propre, dérivé et figuré. Les Nombres sont en rapport avec les lettres, les couleurs, les signes, les sons donc la musique et les planètes.

« Les “mots” et caractères des langues sacrées et divines ont 3 sens : le caché, l’allusif et le matériel, soit : langue divine, sacrée, et profane. Tout a une correspondance, qu’il s’agisse de couleurs ?, fleurs, métaux, pierres précieuses, parfums, etc.

« Le nombre impose son rythme à l’architecture. La conjugaison du son, de la couleur, du parfum, de l’encens peut faciliter la communication avec le divin. Tout cela se traduit en vibrations. Je vais vous donner un très petit tableau de correspondances. Ce serait long et fastidieux d’en dire plus.

« Tout cela est expliqué dans la Kabbale. Elle-même a 2 sens. Ecrite avec la lettre K, vingtième lettre de l’alphabet assyrien, elle vaut 100.

« Ecrite avec la lettre C, onzième lettre du même alphabet, elle vaut 20. Quand on l’écrit ca-ba-la, elle signifie tradition, transmission, et représente la puissance car C=20, B=2, soit 22.

« Le prisme décompose la lumière en 7 couleurs ; mais la peinture n’en retient que trois fondamentales : rouge, jaune, bleue. De leurs nombreux mélanges découlent toutes les nuances.

« Le blanc est employé pour diminuer l’intensité de certaines teintes de la lumière. Toutes les couleurs sont issues du blanc et du noir, soit, de la lumière et des ténèbres.

« La lumière représente la Sagesse et le feu l’Amour et donne naissance eux 2 premières couleurs secondaires : le bleu et le jaune.

« La Sagesse “Divine” est une lumière blanche qui ne brille que lorsque le feu représenté par le rouge, l’Amour, embrase la matière chaotique.

« La Sagesse “Spirituelle” correspond au diamant, au cristal.

« La Sagesse “acquise” correspond au blanc opaque.

« La Sagesse de “Dieu” est une émanation de l’Amour-Sagesse, rouge et blanc.

« Le “bleu” = 10 = I. R. A. Parole, divinité de la parole, retour à l’unité.

« 10 = lettres Y. I. J. = clé ésotérique : Unité de la Trinité, intériorité de cette Trinité, soit = le 1 unité de Dieu, le 3 sa trinité, le 6 esprit de Dieu.

« Le bleu, symbole de l’esprit de vérité, manifestation de la Sagesse Divine par le souffle de Dieu. Dans le tableau des 22 lettres il y en a :

3 constitutifs représentants la Divinité.

7 sont évolutives, et forment le don de la vie.

12 sont involutives et forment la vie absolue.

« Le “jaune” symbole de la révélation de l’Amour et de la Sagesse de Dieu, est la porte de Dieu et des Anges. Elle vaut 80, correspond à la lettre P ou PH et à la note “Si”.

« Le “vert” formé du jaune et du blanc symbolise des œuvres accomplies par la régénération de l’âme. Il est engendré par la connaissance de l’existence de Dieu, par le souffle de l’esprit et pour cela conduit aux actes. Il vaut 200.

« Le “rouge”, langues de feu, esprit de Dieu, vaut 6, chiffre de l’homme, correspond à la note majeure.

« Le “violet” correspond au 8, donne le La du diapason.

« Le “jaune”, suivant sa place, correspond au “Shin”, Amour divin, vaut 300, correspond au Si bémol.

« Le “rouge orangé”, deux, animateur, correspond à l’H, au Ré dièse et au 5.

« La lettre ‘’W’’ ou ‘’Vav’’ (70), donne un son grave dont les hindous se servent pour prononcer “AUM” car il va en se développant comme intensité à la source centrale de la lumière.

« Le Nom de IEVE = 10+5+6+5, soit 26.

« Voici quelques correspondances avec les pierres :

Diamant, pierre du Soleil, chiffre 7.

Pierre de Lune, chiffre 2.

Escarboucle, chiffre 3 correspond à la planète Mars.

Corail rose, chiffre 6 correspond à l’harmonie, à Vénus.

Améthyste correspond à saturne.

Onyx noir, chiffre 5 correspond au métal mercure.

Saphir, chiffre 4, correspond à Jupiter = la stabilité.

« Assez dit pour ces tableaux qui méritent tout de même d’être réfléchis. Je vous ai donné le principal, ce qui a une plus grande importance dans notre vie.

« Cela vous permettra de mieux comprendre l’importance profonde du mantra. Il est une véritable magie car il propage des vibrations qui peuvent nous amener à franchir plus facilement les plans supérieurs.

« Il n’est pas utile de les répéter un grand nombre de fois. On peut les répéter 3, 7 ou 12 fois. « Personnellement, je me contente de 3 fois, car je pense qu’on ne peut soutenir trop longtemps l’attention, la répétition ne se fait plus que du bout des lèvres et perd sa valeur.

« La prière aussi peut être considérée comme un mantra. Il y a deux sortes de prières. Celle qui a été apprise dès l’enfance et celle qui parle par elle-même en traduisant ce que nous ressentons à ce moment-là. C’est celle que je préfère, mais chacun agit selon sa nature. Gandhi a écrit : “Il vaut mieux mettre son cœur dans la prière sans trouver de paroles, que de trouver des mots sans y mettre son cœur”.

« Nous baignons dans une essence subtile… dans ce monde qui est le monde réel de la nature… Notre être s’identifie à ce monde… Nous sentons que nous appartenons à l’univers… Nous réalisons que notre âme est une parcelle de l’esprit cosmique et celui-ci n’est ni intellect, ni spiritualité. Cette âme est notre “SOI”… Elle a de multiples facettes suivant le plan  que nous vivons dans l’instant… Le plus souvent le souvenir qui est en nous est une réminiscence transcendantale de la réalité de l’âme car le “Soi” se souvient… Il nous fait réaliser la différence entre l’Un et le Multiple, les 2 pôles qui sont dans notre conscience formés par la matière et l’esprit.

« Sur le plan humain, souvent, notre antipathie envers les “autres” n’existe que parce que nous ressentons en lui le côté désagréable de notre nature que nous nous cachons à nous-mêmes… cette découverte n’est autre que celle de nous-mêmes !

« J’ai compris tout cela en “voyage”, en me voyant vivre dans le passé ou le présent. Lorsque je revis le passé, j’assiste parfois à des scènes auxquelles je ne participe pas, et parfois c’est le contraire. Je revis pleinement certaines scènes et j’en ressens toutes les émotions. Je me vois agir en ayant l’impression que c’est du présent… et alors le retour est pénible.

« Il arrive aussi que surgissent des mots et des phrases inconnus, ce n’est pas le jouet de l’imagination… Ils proviennent de l’inconscient collectif. Ces mots ont une correspondance avec les nombres. C’est pour cela qu’il nous faut rechercher dans la Kabbale l’origine du mot plutôt que dans sa racine littérale.

« La linguistique est ésotérique car dans la Kabbale traditionnelle on retrouve la loi phonétique qui s’est améliorée au cours des temps. Cette linguistique primitive permettait aux initiés de divers pays de communiquer entre eux sans être compris par le profane. Cela se rapporte aux fameux langages des ciseaux. Les résultats de fouilles archéologiques récentes permettent de penser que dans un temps ancien très lointain tous les hommes parlaient la même langue. Mais cette langue commune était cachée au vulgaire comme une langue magique et elle transmettait les connaissances.

« L’homme est un véhicule d’expériences… C’est le devenir de l’homme de revenir sur terre jusqu’à la fin de son cycle où il rejoindra son corps de gloire… où ce sera la réintégration… le retour vers Dieu… comme la goutte de pluie retourne à l’eau, notre âme retournera à la grande âme qui est au-delà de toutes choses.

« Pour cela il faut se connaître soi-même. Se connaître soi-même c’est comprendre. Mesurer son ignorance est le meilleur moyen d’accéder à la Connaissance. C’est en nous régénérant que nous recevons l’éternelle Sagesse. C’est en donnant avec amour que nous atteindrons la sérénité.

« Nous sommes parfois conscients que dans notre âme vit une mythologie archaïque. Elle n’a ni commencement ni fin car cette mythologie se perd dans la nuit des temps.

« Elle fait partie du monde monadique qui est le principe de la continuité de l’UN indéfiniment répété. Ce monde est une concentration de l’Univers. Il est le reflet de l’âme initiatique, l’image des 4 mondes : émanation, formation, création, action. L’arbre de vie en découle et révèle l’harmonie du monde des causes.

« Je puis vous dire que l’Instructeur Spirituel et le Texte Sacré vous indiquent la Voie et vous aident, mais cela ne sera constructif que si votre expérience spirituelle, personnelle se développe »

 

Les affirmations de notre système de méditation 

 

La pratique de la méditation suppose aussi (mais facultativement) des formules ou affirmations qui mobilisent les énergies de l’univers afin de parvenir à la maîtrise de chacune des réalités que sont :

          L’être ;

          Sa conscience ;

          Sa perception du temps;

          Sa perception de l’espace.

 

Les affirmations sont les précieux mantras dont nous avons précédemment parlés. Certains ne sont pas traductibles dans nos langues à cause des réalités qu’ils représentent et véhiculent. D’autres par contre le sont et représentent pour la plus part, des hymnes à la Vraie Lumière ou des prières d’éveil adressées à Notre Divin Maître.

 

Il existe de nombreuses affirmations pour toutes les circonstances de la vie et surtout pour le développement spirituel. Il faut avant tout cela, noter que le Monde Oriental du fait de son avancée spirituelle avait déjà mené des investigations poussées sur les mondes perceptibles et imperceptibles. Sa connaissance du monde spirituel est telle qu’il possède des mots pour traduire des réalités philosophiquement indicibles pour les peuples de culture occidentale que nous sommes. Des mots comme « KARMA », « JAPA », « OM », « DEVA », sont soit imparfaitement traduits, soit sans correspondances dans nos langues ou bien loin de la totalité de ce qu’ils représentent. Mais ce sont néanmoins de précieuses bases de méditation… C’est pourquoi, les efforts de traduction d’affirmations ont été réalisés afin que comprenant mieux ce qui est dit, l’incidence d’un Mantra soit plus marquée, sur l’être intérieur. 

 

L’autre clé sur l’utilité des mantras est de nous faire prendre conscience de notre réalité, du IC et NUNC, de nous inviter à plus de responsabilité (action, participation) dans nos actes vu que par nos pensées et par nos agissements, nous sommes « co-créateurs » avec Notre Divin Maître.

Alice Anne Bailey tout comme Gabrielle Carmi nous montrent le chemin de l’éveil par la compréhension de nombreuses affirmations dont les plus importantes, utilisées dans leurs écoles respectives sont présentées dans les deux tableaux ci-après.

 

Tableau 2 : les affirmations de maîtrise du SOI recommandées par Gabrielle Carmi

Tableau 3 : Les affirmations de maîtrise du SOI recommandées par Alice Anne Baley

 

Vu qu’il s’agit de deux visions distinctes, il nous est apparut congru de présenter deux tableaux succincts.

Selon nous, chacune de ses affirmations est exaltée par :

          Affirmation 1 : la prière d’illumination du Temple « Dieu de Vie et de lumière »… ;

          Affirmation 2 : la grande invocation « Du point de lumière dans la pensée de Dieu »… 

Ces affirmations comme nous pouvons le constater sont un effort de la conscience pour tendre vers un idéal : l’illumination et/ou le service de l’Humanité. Ce mantra sanscrit est la version originale de l’affirmation 1 traduite en français.

 

 

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